C'est ça la protection du climat.

Rendement énergétique accru pour des coûts revus à la baisse

Maison solaire Bio: habiter dans une maison bien isolée à coûts énergétiques réduits

Consommation d’énergie : une question écologique et financière. Depuis juillet 2008, les bâtiments qui sont loués, achetés ou affermés doivent avoir un certificat d’économies d’énergie. De plus, le nouveau décret sur l’économie d’énergie (Energieeinsparverordnung (EnEV)) est entré en vigueur le 1er octobre 2009. Il oblige les propriétaires de maisons à diminuer leur consommation d’énergie en chauffage et eau chaude dans les vieilles maisons rénovées ou dans les maisons neuves de 30%  supplémentaires en comparaison avec les directives précédentes. C’est judicieux, car le fuel et le gaz seront de plus en plus chers. Un décret qui permet de préserver à la fois l’environnement et le porte-monnaie des propriétaires. Depuis quelques années, les habitats à basse consommation sont très sollicités. Les plus connus sont les habitats passifs, car ils ont un haut rendement énergétique. Ils ont aussi un inconvénient : ils sont sensibles aux parasites et présentent des risques de santé. Ce nouveau concept de bâtiments offre une nouvelle alternative: la maison Bio-Solar puise son énergie dans les matériaux naturels, et grâce au PLEXIGLAS® la maison puise sa force dans l’énergie solaire,  permettant  ainsi un cadre de vie agréable.

À vrai dire, le concept d’habitat passif est simple: pour réaliser des économies d’énergie de chauffage, peu de chaleur doit s’échapper. C’est la raison pour laquelle les bâtiments sont extrêmement bien isolés contre le froid et n’ont presque pas de ponts thermiques par lesquels l’énergie puisse s’échapper. De par leur construction étanche à la vapeur et à l’air, ils ressemblent à un sac plastique. Le problème est qu’une consommation journalière produit jusqu’à sept litres de vapeur pour un ménage moyen, par exemple, en faisant la cuisine, en se douchant, en faisant la lessive et produite par les habitants eux-mêmes. Pour que la vapeur puisse s’échapper de manière naturelle, les murs extérieurs devraient être perméables à la vapeur. Les spécialistes parlent ici de murs perméables à la diffusion. Mais les habitats passifs doivent être absolument hermétiques, afin de pouvoir garder la chaleur. En fait, le concept des habitats passifs représente techniquement un travail d’envergure: les systèmes d’aération et les filtres doivent faire circuler l’air vers l’extérieur. Sinon, sans l’aération artificielle, la vapeur des murs intérieurs condense. La conséquence est simple : l’humidité met en danger la construction et la moisissure met votre santé en danger.
Ces problèmes sont bien connus de l’architecte Udo Guenther-Dreisbusch.
En tant qu’expert en bâtiment dans l’entreprise Energieberatung-24.de, il contrôle tous les jours des habitats passifs, et en particulier les défaillances en matière de construction. « Quand j’enlève les plaques d’isolation thermique, derrière le mur se cache souvent de la moisissure», explique-t-il. Notre climat humide permet aux acariens de prospérer, et leurs excréments peuvent déclencher diverses allergies chez les êtres humains.

Echanges d’air

Afin d’éviter les échanges d’air, les installations des aérations dans les habitats passifs doivent toujours fonctionner parfaitement. Les coûts élevés de maintenance s’ajoutent à ceux de l’électricité pour les installations. Le constructeur de machines Klaus Becher sait bien, grâce à son expérience professionnelle en tant que directeur technique de sites industriels, combien la technique peut parfois être sensible. C’est la raison pour laquelle ce monsieur de 74 ans essaie de concevoir un habitat à basse consommation qui ne nécessite presque aucune technique, qui économise de l’énergie, qui préserve la santé de ses habitants tout en préservant l’environnement. Il a acquis par ses propres moyens l’expertise pour la construction de la première maison solaire Bio.« Nous les ingénieurs, nous sommes atteints d’une maladie : nous voulons toujours comprendre pourquoi telle chose est fabriquée ainsi», ajoute-t-il avec un grand sourire. «Cette curiosité, les connaissances en physique, que l’on doit dans tous les cas maîtriser dans le métier, les bouquins et les expériences en entreprise, ont été les piliers de ce concept.»

Bien capitonné

Plusieurs composantes déjà brevetées de la maison Bio-Solar de Becher s’ajoutent. Comparée à l’habitat passif, l’isolation thermique ne se base pas sur un concept d’étanchéité de l’air. La maison Bio-Solar fonctionne selon le principe «  maison dans la maison ». Les murs intérieurs perméables à la diffusion, avec une couche de matériau isolant naturel de cellulose, sont revêtus d’une couche extérieure résistant aux intempéries. Un matelas d’air situé entre l’enveloppe extérieure et le mur intérieur améliore l’isolation. Ce matelas d’air permet d’isoler les pièces de manière efficace, car il sera chauffé par un effet physique naturel : l’effet de serre. Comme dans une serre, le matelas d’air sera donc chauffé par le soleil, par le biais de surfaces transparentes comme la façade, le toit et le jardin d’hiver. Pour cela, il est essentiel de laisser pénétrer un maximum de rayons solaires chauffant à l’intérieur. C’est pourquoi les plaques alvéolaires à transmission lumineuse constituent un élément incontournable du concept énergétique. Avec une transmission lumineuse de 91 %, les plaques alvéolaires PLEXIGLAS ALLTOP® satisfont pleinement à ces exigences. Selon M. Becher, « nous utilisons PLEXIGLAS® car il laisse pénétrer la lumière et est de surcroît résistant aux UV et aux intempéries. Contrairement aux autres plastiques, il ne jaunit pas, même après des décennies. » Le fabricant vous le garantit pour 30 ans. Comme les plaques alvéolaires à double paroi possèdent également une excellente isolation thermique, elles empêchent toute perte de chaleur inutile vers l’extérieur. Avec leur poids minimal, elles peuvent équiper de grandes surfaces du jardin d’hiver tout en permettant un aspect léger et aéré, et ce avec un minimum de montants.

Le feu et l’eau

Le matelas d’air isolant situé entre l’enveloppe extérieure et le mur intérieur protège donc les pièces intérieures des déperditions de chaleur. Pour qu’il fasse d’abord chaud à l’intérieur, la maison Bio-Solar utilise une installation solaire thermique. Elle se situe dans le toit, sous une voute transparente en PLEXIGLAS®. Les rayons de soleil chauffent l’eau des tuyaux noirs de l’installation. On l’utilise aussi bien comme eau potable que pour le chauffage mural. Entre le printemps et l’automne, l’énergie solaire suffit à maintenir un niveau de chaleur constant et agréable dans la maison. Par des températures hivernales, il convient de chauffer en plus avec un poêle. Selon Becher, la maison Bio-Solar a un besoin énergétique en chaleur de 10 à 25 kWh par an et par m² de surface utile. Le besoin énergétique primaire se situe en dessous des 10 kWh / m². « Il est plus bas que dans un habitat passif et correspond à des coûts de chauffage variant de 150 à 350€ par an», explique Becher. À titre de comparaison, dans une maison familiale neuve, on aura un besoin énergétique de chauffage d’environ 100 kWh par an et par m² de surface utilisable.

La famille Jacobi vit dans une maison Bio-Solar depuis 2005. Elle utilise le poêle de novembre à mars. « Pour des températures avoisinant les cinq degrés, il suffit d’allumer la cheminée deux heures tous les deux jours. Pour des températures inférieures à zéro, nous chauffons deux heures par jour“, explique Darko Jacobi, le père de la famille. En 2008, nous avons consommé quatre mètre cube de bois. Une quantité facilement achetée pour 50 euros. Pour notre maison, on a dû payer 630€ en plus des coûts généraux, pour une consommation en électricité de base de 3700 kW/h.»

La chaleur sans la poussière

Les maisons Bio-Solar sont donc moins coûteuses en matière de consommation d’énergie que les habitats passifs. À cela s’ajoute, pour les habitats passifs, les coûts de maintenance des filtres des systèmes d’aération. Ils doivent nettoyer l’air extérieur des éléments polluants de l’air, des pollens, et de la poussière. Ils doivent être fréquemment nettoyés afin que les bactéries et les virus ne puissent pas proliférer. Beaucoup de travail pour vivre en bonne santé.
Les murs perméables à la diffusion de la maison Bio-Solar entretiennent ainsi un climat d’intérieur salutaire. Grâce à eux, les odeurs dérangeantes et la vapeur d’eau s’échappent. Grâce à la circulation naturelle de l’air, aucun filtre d’air n’est nécessaire et il n’y a aucun danger de bactéries dommageables. Un autre avantage pour vivre sainement, c’est le chauffage mural dans la maison Bio-Solar: il ne remue pas la poussière et soulage ainsi les personnes souffrant d’allergies, d’asthme, de rhumatismes et de névrodermite.

En été, le principe de construction «maison dans la maison» procure de la fraîcheur: si les portes extérieures du jardin d’hiver sont ouvertes, l’air chaud est aspiré par un effet de cheminée sous le toit. C’est là que se trouvent les systèmes d’aération par lesquels la chaleur peut s’échapper. «C’est ainsi que les pièces, lors de fortes chaleurs, peuvent rester fraîches et cela sans technique spéciale d’aération », souligne Becher.

Prendre le pouls du temps

L’ingénieur Becher a fondé une société à partir d’un projet privé: la Bio-Solar-Haus Becher GmbH. Elle construit des immeubles d’un ou de deux étages, selon les désirs. « Nous avons déjà construit à partir de ce concept des jardins d’enfant, des écoles, des immeubles de bureaux ou des centres de remise en forme », explique Hubert Becher, directeur et neveu de l’instigateur. La maison de Klaus Becher répond aux exigences d’un habitat préconisant l’économie d’énergie et un habitat sain, et a déjà été récompensée par plusieurs distinctions, dont le label de qualité énergétique du Land de Rhénanie-Palatinat (Energie-Gütesiegel der EffizienzOffensive Rheinland-Pfalz), le prix de l’innovation du Land de Rhénanie-Palatinat (Innovationspreis des Landes Rheinland-Pfalz), le prix de construction écologique (Öko-Baupreis „Gesundes Haus“) de la caisse d’épargne IDUNA Bausparkasse pour l’artisanat allemand et l’organisation „World Energy Globe Earth“ du Parlement européen.


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